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IDENTIFICATION
Appelation : |
VALLEE DU LISON |
Statut : |
Zone de Protection Spéciale (ZPS) |
Code : |
FR4312011 |
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Région : |
FRANCHE-COMTÉ |
Départements : |
Doubs (96 %), Jura (4 %) |
Superficie : |
4001 ha |
Altitude minimale : |
291 m |
Altitude maximale : |
758 m |
Région biogéographique : |
Continentale |
La surface de ce site intersecte
les propositions de Sites d'Importance Communautaire suivantes :
FR4301291 VALLEE DE LA LOUE FR4301297 VALLEE DU LISON |
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Mise à jour des données : |
12/2005 |
Vie du site : |
Date de classement comme ZPS : 04/2006
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Parallèle à la haute vallée de la Loue, le Lison prend sa source à Crouzet-Migette au sud de Nans-sous-Sainte-Anne. Sa résurgence émerge d'une grotte creusée dans le calcaire du faisceau salinois, au sein d'un cirque rocheux s'ouvrant sur une vallée forestière encaissée. En amont de la source, le cours du Lison est souterrain, et jalonné par la vallée d'effondrement du Bief des Laizines et de nombreux entonnoirs absorbant l'eau du premier plateau jurassien. Le Creux-Billard, la grotte Sarrazine et les résurgences du Lison et du Verneau forment un ensemble paysager et hydrologique remarquable. A Nans-sous-Sainte-Anne, la vallée brusquement élargie forme un vaste cirque et se rétrécit ensuite pour former un canyon étroit épanoui à l'aval de Alaise-Refranche. Après un parcours de 25 km, le Lison se jette dans la Loue sur la commune de Châtillon sur Lison, à 290 m d'altitude.
L'intérêt de la vallée du Lison naît de la diversité des milieux inscrits dans un contexte topographique accidenté et karstique*.
La source du Lison, une des principales résurgences de Franche-Comté, abrite une végétation originale caractéristique des milieux à humidité permanente riches en groupements floristiques de rochers suintants exposés au nord et accompagnée par une érablière à scolopendre.
La vallée, souvent encaissée au cœur d'un ensemble forestier continu sur de fortes pentes interrompues par des falaises, abrite une grande variété de milieux.
La répartition des habitats forestiers est fortement tributaire de la topographie et de l'exposition. - En conditions mésothermes*, les hêtraies et hêtraies-chênaies neutrophiles couvrent les superficies les plus importantes. Sur les versants froids et confinés, des hêtraies froides se sont installées sur des sols peu humifères à forte pente. - A l'opposé, les hêtraies calcicoles sèches occupent les bordures de corniches, et les hauts de pente en exposition chaude sur sols superficiels. - Les forêts mixtes de ravins et de pentes d'éboulis à érables et/ou tilleuls sont également largement représentées. C'est le cas des érablières à Scolopendre sur les versants nord. Dans les versants les plus chauds et plus secs, ces formations sont dominées par des tilleuls. - Dans certaines situations (pente à 45°, sol très graveleux et peu humifère), les versants sud peuvent présenter une chênaie thermophile* à Chêne pubescent. Les grandes difficultés d'exploitation (fortes pentes, desserte mal aisée), ont conduit à la formation de peuplements matures dont les caractéristiques (structure, présence de gros bois...) sont particulièrement intéressantes pour l'ensemble de la faune et de la flore. - La forêt alluviale résiduelle à aulnes et saules occupe le bord des cours d'eau sous forme d'un linéaire étroit ou de ripisylve*. En fond de vallée humide, la frênaie-érablaie constitue un intéressant groupement de fond de thalweg* indispensable au fonctionnement des édifices biologiques aquatiques. En niveau topographique supérieur, cette formation est relayée par de la chênaie pédonculée.
Les habitats ouverts occupent les milieux non boisés, utilisés ou non par l'agriculture. - Les pelouses sèches colonisent souvent les corniches marquées par des conditions de sécheresse prolongée. Les pelouses sur marne sont marquées par de forts écarts d'humidité. Organisées en formation à végétation rase, les pelouses se sont installées sur des sols squelettiques non fertilisés. Par exemple, la corniche et le coteau argileux d'Echay présentent des pelouses xérophiles* calcicoles* à Fumane couché qui surplombent des pelouses mésophiles* sur sols marneux. Les formations de Doulaize et de Cussey se caractérisent par des pelouses essentiellement mésophiles* sur sols marneux. Le Genévrier et ses compagnes s'installent progressivement sur ces pelouses et marquent une phase évolutive de ces formations. Des pelouses intra-forestières complètent ce cortège. Sur le site, la raréfaction des pelouses résulte de deux situations antagonistes : déprise et abandon des pratiques agropastorales d'une part et intensification d'autre part. Des boisements artificiels d'épicéas, hors de ses conditions de développement optimal ont été substitués, sur plusieurs parcelles, aux peuplements autochtones et à certaines pelouses. - Des prairies temporairement inondables occupent le fond de la vallée. Fortement marquées par l'action de l'homme (fauche, fertilisation et pâturage), elles s'organisent en trois groupements : la prairie mésotrophe*, l'arrhénathéraie* eutrophe* et la prairie pâturée et piétinée. Elles sont surtout développées à partir de Refranche, leur extension latérale demeurant faible. Les falaises, les dalles rocheuses, et les éboulis calcaires occupent de faibles surfaces de valeur patrimoniale très élevée.
Le site regroupe aussi différents types de milieux aquatiques ou humides intéressants. - Certains, comme les sources pétrifiantes avec formation de tuf*, ou la tourbière basse alcaline, à Sainte Anne, occupent une faible surface mais ont un intérêt patrimonial élevé. - Des mégaphorbiaies eutrophes sont présentes également très ponctuellement en bordure du Lison et de certains affluents (Gour de Conche, Vau de Refranche, etc.). - L'essentiel de l'habitat aquatique sur le site correspond bien entendu aux rivières que sont le Lison et ses affluents, et à la végétation qu'ils abritent. Ces rivières s'apparentent aux rivières à Truite et à Ombre de première catégorie piscicole. Malheureusement, la tendance, soulignée depuis plusieurs années et mesurée sur l'ensemble des cours d'eau franc-comtois à truite, porte, ici, sur une altération de la qualité biologique des secteurs amont proche des résurgences (charges des eaux en nitrates et phosphates, prolifération algale en période estivale). Sur le Lison, des peuplements de Bryophytes très importants dans le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, abritent des larves d'insectes d'intérêt communautaire, elles-mêmes base de l'alimentation de la faune piscicole. Cette dernière regroupe en particulier des espèces telles que le Chabot, le Blageon, poissons des eaux rapides, la Lamproie de Planer ou encore l'Ecrevisse à pieds blancs, toutes ces espèces étant hélas en régression très nette sur le site. Le ruisseau de Conche, temporaire sur une large partie de son cours passe par un contexte forestier en amont et un environnement prairial en aval, et présente des caractéristiques écologiques remarquables. Malheureusement, l'attrait touristique puissant des milieux terrestre, souterrain et aquatique du site de Nans-sous-Sainte-Anne ajoute à l'impact des charges en nitrate et en phosphate véhiculées par les réseaux souterrains du Lison et du Verneau, en contact direct avec les écoulements superficiels des plateaux. De plus, la force hydraulique est abandonnée dans la vallée et les ouvrages n'assurent plus la stabilité du profil longitudinal de la rivière (Chiprey, Echay).
La faune est également bien représentée dans la vallée du Lison. Le site abrite une avifaune remarquable. En particulier, des oiseaux rupestres* peu fréquents comme le Faucon pèlerin, le Hibou Grand duc, tous deux bénéficiant d'une protection européenne, ou encore le Martinet à ventre blanc et le Grand corbeau nichent dans les falaises du site. Plusieurs falaises bénéficient d'un arrêté de protection de biotope : Sainte-Anne, Mont Richard, source du Lison, falaises entre Saraz et Refranche...). La source du Lison, inscrite en site classé, héberge de nombreuses espèces de rapaces, de pics et de passereaux qui nidifient également dans les massifs forestiers. Des oiseaux comme le Busard Saint-Martin, l'Alouette lulu ou le Pie-grièche écorcheur se reproduisent dans les habitats ouverts.
D'autres espèces de Vertébrés comme le Lézard vert et le Lézard des murailles trouvent élection dans les biotopes des pelouses sèches. C'est aussi le cas du Damier de la Succise, un papillon présent sur les extensions du site proposées sur Coulans et Refranche. Les ornières forestières hébergent le Crapaud sonneur à ventre jaune.
7 espèces de chauves-souris inscrites à l'annexe II de la directive Habitats sont présentes sur le site, que ce soit dans les greniers d'habitations privées, comme le Petit Rhinolophe, ou dans les grotte et gouffre de Vau (Nans-sous-Saint Anne), dans le gouffre de Barme (Cussey-sur-Lison), où l'on trouve entres autres, le Grand Rhinolophe, la Barbastelle, le Minioptère de Schreibers, le Vespertilion de Bechstein, ou le Grand Murin.
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| Forêts - Habitats d'eau douce - Formations herbacées naturelles et semi-naturelles |
| Composition du site : |
| Forêts caducifoliées |
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50 % |
| Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) |
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10 % |
| Forêts de résineux |
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10 % |
| Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées |
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5 % |
| Prairies ameliorées |
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5 % |
| Pelouses sèches, Steppes |
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4 % |
| Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente |
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4 % |
| Forêts mixtes |
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4 % |
| Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) |
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3 % |
| Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) |
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2 % |
| Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, |
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1 % |
| Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana |
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1 % |
| Autres terres arables |
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1 % |
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(3)Espèces inscrites à l'annexe I : espèces faisant l'objet de mesures de conservation spéciale concernant leur habitat, afin d'assurer leur survie et leur reproduction dans leur aire de distribution.
Le ministère de l'écologie et du développement durable alimente ce service pour rendre accessible au public les informations sur la contribution française à la constitution du réseau Natura 2000. Les informations contenues dans cette page sont un extrait simplifié de celles transmises à la Commission européenne au 30 juin 2007. Le contour du site représenté sur la carte ci-dessus est celui transmis à la Commission européenne. En revanche, le fond cartographique n'est pas celui de référence et doit être considéré comme schématique.
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Liens utiles |
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