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IDENTIFICATION
Appelation : |
RESEAU DE CAVITES A RHINOLOPHES DE LA REGION DE VESOUL (6 cavités) |
Statut : |
Site ou proposition de Site d'Importance Communautaire (SIC/pSIC) |
Code : |
FR4301345 |
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Région : |
FRANCHE-COMTÉ |
Département : |
Haute-Saône |
Superficie : |
13 ha |
Altitude minimale : |
264 m |
Altitude maximale : |
405 m |
Région biogéographique : |
Continentale |
La surface de ce site intersecte
les Zones de Protection Spéciale suivantes :
FR4312006 VALLEE DE LA SAONE FR4312014 PELOUSES DE LA REGION VESULIENNE ET VALLEE DE LA COLOMBINE |
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Mise à jour des données : |
04/2002 |
Vie du site : |
Date de proposition comme SIC : 07/2003
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Région karstique par excellence, la Franche-Comté est très riche en habitats souterrains. Néanmoins, la complexité des dispositions tectoniques du matériel (plis, failles), la relative jeunesse de la karstification (qui pour l’essentiel daterait de l’ère quaternaire), expliqueraient l’absence de grands réseaux souterrains comme il en existe ailleurs en France (Vercors, Pyrénées, Causses,...).
Qu’ils soient grottes naturelles, anciennes mines ou zones de fissure du karst*, les habitats souterrains présentent toujours les mêmes caractéristiques : obscurité et donc absence de photopériode, variations de température atténuées, hygrométrie proche de la saturation et quantité de nourriture habituellement faible.
L’intérêt patrimonial des grottes réside surtout dans leur faune extrêmement originale et spécialisée. Le groupe zoologique le mieux connu est celui des chiroptères (ou chauves-souris) avec 26 espèces dénombrées dans la région (29 en France, 30 en Europe), ce qui place la Franche-Comté parmi les régions les plus riches de France. Toutes bien sûr ne sont pas cavernicoles, mais un certain nombre passent une partie ou la totalité de leur cycle biologique sous terre : hibernation, reproduction ou transit.
En dehors des mammifères, deux autres groupes dominent en nombre d’espèces les habitats souterrains : les crustacés, qui colonisent principalement les eaux souterraines, et les insectes (coléoptères surtout). De minuscules mollusques, des araignées, des pseudoscorpions et autres diplopodes complètent la liste des invertébrés cavernicoles, dont certains figurent sur la liste des espèces animales protégées en France.
Ayant eu à subir d’importantes glaciations et d’âge relativement récent, le système karstique franc-comtois ne dispose pas d’une grande richesse en invertébrés cavernicoles comparativement à des régions calcaires plus méridionales (Vercors par exemple). De plus, en raison d’une extrême spécialisation écologique, la conquête de nouveaux systèmes souterrains par les espèces cavernicoles demeure extrêmement lente.
La connaissance de la macro-faune cavernicole franc-comtoise demeure pour l’instant encore très fragmentaire et il est nécessaire de disposer d’études complémentaires pour estimer les effectifs, les espèces et leurs habitats.
Le rôle écologique des grottes est essentiellement d’ordre patrimonial et scientifique. Les cavernicoles représentent les archives zoologiques de la planète pour un certain nombre d’invertébrés, sans équivalent ailleurs : ce sont de véritables fossiles vivants. Certaines espèces ont disparu de la surface de la terre depuis 140 millions d’années et leurs descendants survivent dans des conditions de stabilité environnementale. Ces animaux étant fragiles, ils sont de bons indicateurs de la qualité générale de l’environnement.
La région vésulienne est caractérisée dans son ensemble par une structure tabulaire. Le plateau calcaire au sud-est de Vesoul repose sur des formations du Jurassique supérieur alors que l’agglomération de Vesoul et la partie nord appartienne à la corniche médio-jurassique qui repose sur des marnes plus anciennes d'âge géologique Lias. Cette couverture calcaire favorise le drainage karstique* et la formation de cavités souterraines.
Comme ces cavités karstiques*, les galeries d’anciennes mines offrent des conditions de vie particulières : obscurité permanente, humidité et température beaucoup moins variables qu’en surface et qui conviennent aux chiroptères (chauves-souris).
Les 6 sites proposés dans le cadre du projet de réseau Natura 2000 constituent une trame d’unités complémentaires. En période d'hibernation, 2 cavités accueillent l'essentiel des populations de rhinolophes. Elles sont environnées par 4 sites satellites utilisés pour le transit mais également pour l’hibernation.
Þ La grotte de la Baume à Echenoz-la-Méline est une cavité naturelle située à proximité de la ville de Vesoul ; elle sert uniquement de site d’hibernation pour les rhinolophes (70 individus). Elle acceuille également en transit le minioptère de Schreibers.
Þ La grotte de l’Eglise de Combe l’Epine se situe au nord-est de Calmoutier en milieux ouvert (prairies) et fermé (massifs forestiers). Elle est également utilisée comme site d’hibernation pour les rhinolophes (35 individus). Des minioptères de Schreibers sont également rencontrés en transit.
Þ La grotte-mine des Equevillons est localisée au sud-ouest de Montcey ; elle accueille la population mère de grand rhinolophe du secteur vésulien (150 individus) qui trouve ici un milieu favorable. La préservation réglementaire puis l’installation de grilles de protection a permis une augmentation importante de la population de chiroptères qui, ainsi, ne subit plus de dérangement.
Þ La cavité de Calmoutier est une ancienne mine de fer située au nord essentiellement fréquentée par le grand rhinolophe en période de transit (35 individus).
Þ La mine de Vellefaux est localisée au sud-ouest de Vellefaux dans un paysage varié. Elle sert de site de transit et d'hibernation pour plusieurs espèces.
Þ La mine de Fleurey se situe à proximité de la plaine alluviale où conflue la Lanterne et la Saône. Elle sert de cavité mère à une population de l'ordre de 70 petits rhinolophes.
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| Ce site recoupe partiellement le site FR4301351. |
| Composition du site : |
| Forêts caducifoliées |
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99 % |
| Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente |
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1 % |
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(1)Superficie relative : superficie du site couverte par le type d'habitat naturel par rapport à la superficie totale couverte par ce type d'habitat naturel sur le territoire national (en %). A=site remarquable pour cet habitat (15 à 100%); B=site très important pour cet habitat (2 à 15%); C=site important pour cet habitat (inférieur à 2%).
(2)Population relative : taille et densité de la population de l'espèce présente sur le site par rapport aux populations présentes sur le territoire national (en %). A=site remarquable pour cette espèce (15 à 100%); B=site très important pour cette espèce (2 à 15%); C=site important pour cette espèce (inférieur à 2%); D=espèce présente mais non significative.
Le ministère de l'écologie et du développement durable alimente ce service pour rendre accessible au public les informations sur la contribution française à la constitution du réseau Natura 2000. Les informations contenues dans cette page sont un extrait simplifié de celles transmises à la Commission européenne au 30 juin 2007. Le contour du site représenté sur la carte ci-dessus est celui transmis à la Commission européenne. En revanche, le fond cartographique n'est pas celui de référence et doit être considéré comme schématique.
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Liens utiles |
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