IDENTIFICATION
Appelation :
PLATEAU DU LIZON
Statut :
Site ou proposition de Site d'Importance Communautaire (SIC/pSIC)
Code :
FR4301316
La haute-chaîne occupe la partie orientale et la plus élevée du Jura. Elle se caractérise par une succession de crêtes et de dépressions qui s’étirent dans l’axe du massif. C’est le domaine du Jura plissé, aux formes si caractéristiques qu’elles ont servi de références pour qualifier ce type de relief. Anticlinaux (ondulations convexes vers le ciel) et synclinaux (ondulations concaves) se succèdent de façon rythmique, s’étirant parallèlement les uns aux autres. Le val de Saint-Lupicin, appelé aussi val du Lison, est un grand synclinal datant du Crétacé. Lors du plissement, les couches les plus récentes ont glissé sur les flancs de l’anticlinal adjacent et se sont reployées au fond du val de Saint-Lupicin. Les géologues emploient le terme de collapse-structure pour désigner ce type de phénomène. Logée dans un petit repli anticlinal issu de ce glissement, la mare de la “Grande Seigne” repose sur des dépôts glaciaires imperméables. Alimentée exclusivement par les eaux de pluie, la mare est soumise à des variations de niveau importantes (2 m) entre la période de hautes eaux et le quasi assèchement en période estivale, interdisant la présence prolongée de poissons. Cette absence de prédateurs, la relative importance de la masse d’eau et la présence de nombreux tourradons de carex (ou laîches) font de la mare de la Grande Seigne un milieu très favorable où les amphibiens se reproduisent en grand nombre. Le site abrite ainsi 15 espèces d’amphibiens et reptiles, dont 12 strictement protégées au niveau national. Concernant les amphibiens anoures*, à côté des trois espèces classiques : grenouille verte, grenouille rousse et crapaud commun, on trouve l’alyte accoucheur qui profite de la présence d’abris pierreux à proximité (murs de pierres sèches en particulier). Les amphibiens urodèles* se distinguent surtout par la présence d’une importante population de tritons (la plus importante de Franche-Comté), en particulier de triton crêté. Cette espèce semble rencontrer ici des conditions optimales pour son développement : une vaste surface en eau (10 ares), ensoleillée, de profondeur favorable, sans faune piscicole prédatrice, avec une flore aquatique bien disséminée (touffes ou tourradons de laîche des marais) ménageant ainsi des abris et un réseau de zones aquatiques bien dégagées (propices à la recherche de proies et à la constitution des couples lors des parades nuptiales). Le triton crêté subit un déclin important dans divers pays européens et il s’agit probablement de l’une des espèces d’amphibiens qui a le plus diminué en France ces derniers temps. La disparition et la dégradation des mares qui l’abritent en sont les causes principales. En Franche-Comté, le triton crêté est connu dans moins de 30 stations (8 dans le Jura dont 2 au sein du Parc naturel régional du Haut-Jura). L’importance des tourradons de laîche mérite d’être soulignée. Ils confèrent en effet une physionomie très particulière au marais : au cours de l’hiver, les touffes sont très discrètes, le marais ressemblant surtout à un plan d’eau. Au printemps, la physionomie du site change radicalement avec la floraison des laîches : le marais prend alors l’allure d’une véritable cariçaie, où l’on distingue 3 ou 4 mares plus importantes de quelques dizaines de m² chacune. Autour, une multitude de petites mares semblent juxtaposées, séparées par les tourradons de laîches mais néanmoins en communication. Le plateau dominant le marais est occupés par des pelouses sèches. Là où les dalles de calcaire dur affleurent se développent des groupements plus xérophiles c’est à dire adaptés à des conditions extrêmes d’aridité. La pelouse mésophile* domine, avec ça et là des secteurs de dalles affleurantes. Cette pelouse est malheureusement très envahie par des formations buissonnantes, à base de buis principalement, qui marquent une évolution naturelle vers la forêt. Le Lizon est marqué par une qualité des eaux optimale et la présence de l'écrevisse à pattes blanches est notée (l'un des rares ruisseaux du massif jurassien). Enfin, les forêts qui dominent le site constituent un refuge très favorable pour le lynx.
Composition du site :
Forêts mixtes
70 %
Forêts caducifoliées
10 %
Pelouses sèches, Steppes
5 %
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées
5 %
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques)
3 %
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana
2 %
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières,
2 %
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes)
1 %
Prairies ameliorées
1 %
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines)
1 %
Le ministère de l'écologie et du développement durable alimente ce service pour rendre accessible au public les informations sur la contribution française à la constitution du réseau Natura 2000. Les informations contenues dans cette page sont un extrait simplifié de celles transmises à la Commission européenne au 30 juin 2007. Le contour du site représenté sur la carte ci-dessus est celui transmis à la Commission européenne. En revanche, le fond cartographique n'est pas celui de référence et doit être considéré comme schématique.
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