Les fonds cartographiques utilisés sur ce site sont soumis à des restrictions d'utilisation.
Pour des raisons de lisibilité, tous les noms de communes ne sont pas inscrits sur la carte.
La surface de ce site intersecte
la proposition de Site d'Importance Communautaire suivante : FR4100222 LAC DE MADINE ET ETANGS DE PANNES
Mise à jour des données :
02/2004
Vie du site :
Date de classement comme ZPS : 09/1986 La démarche Document d'objectifs (DOCOB) est entamée sur ce site. Pour en savoir plus, contacter la direction régionale de l'environnement (DIREN).
Avec plus de 250 espèces observées, le lac de Madine constitue un site de première importance principalement pour le passage et l'hivernage des oiseaux d'eau dont de nombreuses espèces de l'annexe I de la directive 79/409/CEE Oiseaux (indiquée par un astérisque).
Le lac de Madine constitue, à l'échelle nationale, l'un des secteurs les plus favorables à l'hivernage d'oiseaux septentrionaux comme le Harle piette* (8 à 13% de l'effectif national), le Harle bièvre (5% de l'effectif national ) et le Garrot à oeil d'or (entre 3 et 4% de l'effectif national). Pour ces trois espèces le site dépasse ainsi largement le seuil d'importance nationale.
Nombreux sont les canards qui hivernent sur le site notamment les canards plongeurs qui profitent du développement de la Moule zébrée, ressource alimentaire très intéressante. Ainsi, ceux-ci enregistrent des records d'hivernage pour le site depuis 1998 comme par exemple le Fuligule milouin pour lequel le site dépasse désormais le seuil d'importance nationale. Ce seuil est également atteint pour la Foulque macroule, avec plus de 2000 oiseaux en hiver.
De plus, le site est l'un des rares sites français qui accueille régulièrement le Pygargue à queue blanche*.
L'Oie cendrée (quelques dizaines d'individus) hivernent également sur le site, surtout depuis 1998.
Enfin, la Macreuse brune et le Fuligule milouinan sont également des visiteurs réguliers en hiver (en petit nombre). Le Fuligule nyroca* est encore plus rare.
Le lac accueille également de nombreuses espèces migratrices comme le Balbuzard pêcheur*, la Grande Aigrette* (qui hiverne également), la Grue cendrée*, la Guifette noire*, la Mouette pygmée, la Marouette ponctuée*, la Marouette poussin* (beaucoup plus rare) et l'Hirondelle de rivage (en grand nombre).
En période de nidification, les roselières du site peuvent abriter plusieurs espèces sensibles comme le Butor étoilé*, le Blongios nain*, le Busard des roseaux*, la Marouette ponctuée* et la Rousserolle turdoïde. Un couple de Rémiz penduline se reproduit depuis 1999. Le Martin pêcheur d'Europe* est, lui, plutôt établi sur les bassins en périphérie du lac.
Les forêts qui bordent le plan d'eau abritent plusieurs couples de Milan noir*, de Pic mar* et de Pic noir* ainsi que quelques couples de Gobemouche à collier*.
A noter également en 2001 sur le site, le second cas de reproduction avéré du Garrot à oeil d'or en France après celui de 1999 en Moselle.
Enfin, une petite population de Pie-grièche écorcheur* semble bien implantée en bordure immédiate du lac.
Le lac de Madine constitue le plus vaste plan d'eau de Lorraine et compte parmi les trois grandes retenues du quart Nord-Est de la France avec le réservoir du Der-Chantecoq et celui de la Forêt d'Orient. Bien situé, il constitue pour les oiseaux un relais important entre ces plans d'eau et les grands étangs de Moselle (57). Bien que de création récente (début des années 1970), la superficie importante et l'évolution écologique du lac de Madine sont particulièrement attractives pour l'avifaune aquatique nicheuse, migratrice ou hivernante.
(3)Espèces inscrites à l'annexe I : espèces faisant l'objet de mesures de conservation spéciale concernant leur habitat, afin d'assurer leur survie et leur reproduction dans leur aire de distribution.
Le ministère de l'écologie et du développement durable alimente ce service pour rendre accessible au public les informations sur la contribution française à la constitution du réseau Natura 2000. Les informations contenues dans cette page sont un extrait simplifié de celles transmises à la Commission européenne au 30 juin 2007. Le contour du site représenté sur la carte ci-dessus est celui transmis à la Commission européenne. En revanche, le fond cartographique n'est pas celui de référence et doit être considéré comme schématique.